Reprenons notre questionnaire sur la PPE avec la dimension sociale de la transition énergétique

La seconde question est formulée ainsi :

À votre avis, les efforts demandés aux habitants en matière de transition énergétique sont-ils socialement :

  • justement répartis
  • injustement répartis
  • sans opinion

La transition énergétique, comme nous l’évoquions dans notre article précédent, doit d’abord permettre de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Nous pouvons déjà souligner que les effets du changement climatique mettent d’abord les populations les plus fragiles dans la difficulté. Que l’on parle d’inondations, de tempêtes, de submersions ou à plus long terme de la hausse du niveau des océans, ce sont les plus démunis qui doivent subir sans pouvoir s’adapter facilement.

Pour réussir la transition énergétique, il faut que tout le monde y participe, il faut donc mettre en place des dispositifs qui n’excluent pas.

Force est de constater que ces dispositifs au mieux ne sont pas lisibles, au pire n’existent pas.

Pour dire en quelques mots ce qui nous amène à cette affirmation, nous allons considérer 2 initiatives qui ont vocation à mettre en oeuvre la transition énergétique.

  1. Augmenter les taxes sur les carburants, essentiellement le diésel
  2. Aider financièrement les grandes surfaces ou les propriétaires qui installent des panneaux photovoltaïques

Dans le premier cas, il y a clairement le sentiment chez nos compatriotes des zones rurales qu’on leur fait payer cette transition énergétique au contraire des habitants des métropoles. Pire, quand les taxes pour les voitures particulières augmentent fortement, les clients des compagnies aériennes ne supportent AUCUNE taxe spécifique sur le carburant. Et ce ne sont pas vraiment les ruraux qui prennent le plus l’avion.

Aucun doute sur le fait que les efforts ne sont pas justement répartis. Ceux qui doivent prendre leur voiture tous les jours pour aller travailler sans qu’une alternative « écologique » ne leur soit proposée payent le prix fort. Nous alertons sur l’accroissement continu de la fracture territoriale.

Sur le second point, les derniers exemples que nous avons pu observer montrent que pour une grande surface qui s’équipe d’ombrières ou de panneaux sur son toit, le retour sur investissement est envisageable au bout de 6 ans.

On peut donc élargir le raisonnement pour une grande maison secondaire au cap Ferret (exemple de chez nous). Le propriétaire va être encouragé et aidé pour installer des panneaux sur ses toitures. Ces aides correspondent à de l’argent public payées finalement par tous les autres (surtout ceux qui ne peuvent pas profiter de ces dispositifs). Pire, quand il faut renforcer le réseau électrique pour permettre l’injection de l’énergie produite par ces panneaux, la collectivité est encore mise à contribution.

 

De notre point de vue, il conviendrait de concevoir un dispositif, idéalement un prix du carbone sans exemption, dont la vocation est d’assurer un transfert de moyens des sources polluantes vers des dispositifs « bas carbone ». On a un triste exemple en tête, l’écotaxe poids lourds mise à la trappe par Ségolène Royal qui a préféré augmenter les taxes sur le carburant … très « chère » pour beaucoup de ruraux  aux ressources réduites.

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