La ministre Elisabeth Borne, l’ADEME, peut-être aussi la Convention Citoyenne pour le Climat et bien sûr une armée de supposés sachant nous expliquent que la France continentale peut (sans problèmes majeurs) évoluer à moyen terme vers un mix électrique 100 % renouvelable.
Malgré les questions économiques, industrielles, environnementales et bien évidemment de gestion de l’intermittence, nous disposons de nombreuses études mais surtout de fortes certitudes chez ses promoteurs pour nous affirmer qu’on peut y aller sans soucis.
Mais alors, si c’est si facile, pourquoi sommes-nous engagés dans le renforcement de l’interconnexion entre la Corse et l’Italie plutôt que dans un scénario 100% renouvelable en production locale ? Pour rappel, l’Italie n’est pas du tout en 100% renouvelable.

Pour ma part, je n’ai JAMAIS compris qu’on ne fasse pas la preuve de la capacité à développer massivement les énergies renouvelables dans les iles (où la production électrique est très carbonée) avant de prétendre pouvoir le faire au niveau de la France continentale.
En effet, la Corse a du soleil en abondance, des vents puissants, elle a même des barrages. Par ailleurs, un Corse consomme grosso modo en moyenne environ 15% d’électricité en moins.
Pourquoi donc la Corse a-t-elle besoin d’acheter de l’électricité carbonée à l’Italie ?
Sans doute parce que ce n’est pas si simple.
J’attends donc qu’on fasse la preuve, sur un territoire qui s’y prête, que le 100% renouvelable est possible avec des coûts maitrisés, des factures pour les consommateurs inchangées et sans une fiscalité qui ferait payer aux métropolitains par exemple les investissements nécessaires sur une île.
Chiche.