Le gouvernement a récemment laissé entendre que l’accès à l’ARENH va probablement évoluer. En l’espèce, le gouvernement a souligné le côté pervers du dispositif actuel qui a tendance à stimuler les fournisseurs alternatifs (bénéficiaires de l’ ARENH) à spéculer sur les « blocs » d’ARENH réservés par ces fournisseurs.
Ainsi, le gouvernement souhaite responsabiliser les fournisseurs afin qu’ils s’engagent sur des volumes « achetés » et que des pénalités soient prévues en cas de non-respect des volumes souscrits.
Notre souci premier sur ce sujet est que l’opérateur du parc nucléaire historique dispose des moyens nécessaires à la sécurité des réacteurs. A contrario, l’ARENH n’a pas vocation à donner un complément de rémunération « facile », sans investissement et sans risque, aux opérateurs alternatifs.
Pour vous donner le sens de notre propos, reprenons la phrase de Fabien Choné (DG Délégué de Direct Energie) rapportée par Contexte :
« L’ARENH a vocation à rétablir la concurrence entre fournisseurs alternatifs et EDF commercialisateur, pas à aider EDF producteur, financeur du grand carénage. Ce sont deux sujets différents »
Tout d’abord, quelle concurrence « rétablir » ??? Etablir soit mais pas rétablir.
Ensuite, dire que l’ARENH n’a pas vocation à aider (financièrement) EDF producteur est hallucinant. EDF producteur, contraint de vendre son électricité à vil prix, se passerait sans doute avec bonheur de l’ARENH. Clairement, EDF producteur n’en a pas besoin.
Espérons donc que le gouvernement puisse mener à bien cette réforme de l’ARENH voire aller au-delà de cette première phase pour mettre fin aux effets d’aubaine que procure l’ARENH.