Comment se fixer des objectifs qui nous éloignent de l’ambition. L’exemple européen avec la politique climat et énergie.

L’Europe a comme quasiment tous les citoyens fait le constat évident que nos émissions de CO2 ont un impact sur notre climat. Et face aux conséquences déjà perceptibles du dérèglement climatique, l’Europe s’est engagée dans des politiques visant à contenir le réchauffement notamment en réduisant nos émissions de CO2.

A titre de comparaison, sur un autre sujet (qui va devenir prégnant rapidement), l’Europe de la monnaie unique a imposé des limites sur l’endettement de chaque pays avec notamment la limite des 3% sur le déficit budgétaire des états annuel. Cette borne haute du déficit annuel est très clairement en lien avec l’objectif et tout le monde s’y retrouve, même si on devait creuser le raisonnement. En contester le bien-fondé est autre chose.

Si on revient à l’environnement et au climat, l’Europe veut réduire les émissions de CO2 et a décidé, par voie de conséquences vu de Bruxelles, d’imposer pour 2030 le niveau de 32% d’électricité renouvelable dans le mix électrique. Elle n’impose pas de réduire les émissions de CO2, elle impose le moyen.

Or, ce moyen est selon les cas totalement inefficace.

Comment imaginer que l’Estonie, le Portugal et la France soient dans des situations comparables au point de leur imposer le même remède.

L’Estonie d’abord. La catastrophe du point de vue des émissions de CO2 dans son mix de production d’électricité. 1128grammes de CO2 par kWh avec 22% de renouvelables.

Et la France maintenant, 50 grammes de CO2 par kWh avec 27% de renouvelables.

On commence à percevoir le problème. Le taux de production du renouvelable est fortement décorrélé du niveau d’émission de CO2.

Si la lutte est contre les émissions de CO2, il faut le dire. Les actions se feront sur cette base et pas sur un attendu de développement des énergies éoliennes et photovoltaïque qui ne vont rien apporter à la réduction des émissions de GES pour notre production d’électricité.

Enfin, ne l’oublions pas, l’Espagne, qui fait appel de façon massive au gaz. L’avantage du système espagnol porte sur sa diversification. L’Espagne met ce jour à contribution, le nucléaire, hydro-électrique et enfin l’éolien. Cela lui permet de limiter ses émissions de gaz à effet de serre sans repartir d’une feuille blanche pour son nouveau système. A l’instar du Royaume-Uni, l’Espagne cherche à profiter des ressources tout en diversifiant ses moyens de production.

La France pourrait avoir un discours de cette nature avec une volonté de diversification mais elle ne peut se tirer une balle dans le pied aveuglément en proposant comme elle l’a fait de fermer Fessenheim pour de sombres raisons. Mais voilà, ce n’est pas l’objectif, l’objectif est de répondre à un agenda politique.

Quel dommage…

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