Nous y sommes, la fameuse Convention Citoyenne pour le Climat a rendu sa copie. Analyse critique de ce travail de non spécialistes.

Les 150 citoyens tirés au sort ont tout notre respect et toute notre sympathie.

Mais nous ne leur reconnaissons, sans agressivité, aucune compétence affirmée sur le climat ou sur l’énergie.

Nous partons donc du principe que ces citoyens ont, honnêtement sans aucun doute, écouté tous les intervenants, nombreux et compétents, et ont fait des choix. Ils ont comme disent les anglais fait du « cherry picking », ils ont pris ici ou là les idées qui semblaient les meilleures, sans approche globale ou systémique.

ccc

Regardons maintenant les grandes lignes de leurs propositions et retenons le principe d’une analyse très pragmatique proposée par Contexte.com.

Tout d’abord, nous rejoignons l’ensemble des observateurs qui s’étonnent de l’absence totale de recommandations sur une taxe carbone.

Depuis que l’humanité s’est organisée en société, la fiscalité a été l’instrument le plus efficace pour financer son développement. Dans le cas présent, il nous semblait que la transition énergétique relève des mêmes problématiques et que la taxe carbone était la meilleure réponse à ce problème.

L’écarter au niveau de la réflexion est particulièrement troublant. On peut s’interroger sur les raisons et les acteurs qui ont conduit la CCC à taire ce dispositif qui commençait à faire consensus.

Maintenant, sur les propositions, Contexte.com a analysé l’ensemble des mesures suggérées et arrive à la conclusion suivante :

  • 33% sont réalistes
  • 40% sont difficile à mettre en place
  • 18% sont déjà là ou en cours de mise en oeuvre

Nous aborderons plus en détails et ultérieurement les propositions des 150 citoyens mais nous aborderons ici UNE proposition pour mettre en exergue les limites de certaines propositions.

 

La CCC propose d’exonérer de TURPE [Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Electricité] les projets d’énergie renouvelable citoyen.

En clair, un groupe de citoyens décide de créer un collectif, une communauté, puis décide d’investir dans des toitures en photovoltaïque et hop, tous les coûts de réseaux pour acheminer l’électricité produite en toiture vers les résidences des membres de cette communauté seraient à la charge de celles et ceux qui ne sont pas en communauté énergétique renouvelable.

C’est purement anti-social. On constate aujourd’hui que seuls les plus riches investissent dans les renouvelables. Avec un tel dispositif, ces mêmes « happy-few » feraient l’économie de plus de 30% de leur facture sans réduire les coûts.

Je vous laisse réfléchir…

 

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