Un chantier majeur s’engage à Bruxelles, tant financier, industriel, sociétal que philosophique… quelle taxonomie verte mettre en oeuvre ?

La taxonomie verte est l’outil financier que Bruxelles va mettre en oeuvre pour soutenir ses objectifs environnementaux.

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Les objectifs en question portent sur l’atténuation du changement climatique et l’adaptation au changement climatique, sur l’utilisation durable de l’eau et des ressources marines, la transition vers une économie circulaire, la prévention et le contrôle de la pollution et enfin la protection et la restauration de la biodiversité.

Les deux premiers nous concernent plus particulièrement car ils touchent à l’énergie. Mais les suivants nous apparaissent comme tout aussi important !

Donc, sur les items climatiques, on dit bien climatiques, le débat bat son plein sur le nucléaire.

Encore une fois, nous nous répétons dramatiquement sur ce sujet, le débat n’est pas d’être pro ou anti nucléaire, notre position est de dire :

– Quel est le problème à résoudre, à traiter ?

– Quelles solutions, quelles pistes proposer ?

Le problème est le climat, la chose est dite dans l’intitulé même du projet européen : lutter contre le réchauffement climatique !

Donc, s’agissant de cette question de la taxonomie verte … de lutte contre le réchauffement climatique, toute source d’énergie décarbonée en substitution de source d’énergie fossile (pétrole et gaz) est la bienvenue, cela relève de l’évidence.

Et donc, le nucléaire est-il dans ce cas de figure d’une énergie décarbonée qui peut se substituer à des énergies fossiles. La réponse est évidemment oui. Le chauffage par pompe à chaleur électrique en lieu et place du chauffage au fioul est un des nombreux exemples en la matière.

Donc, indubitablement, par rapport au problème posé, toute source de production d’électricité décarbonée est bonne à prendre pour lutter contre le réchauffement climatique. Encore faut-il qu’elle soit compétitive, disponible, fiable et sûre.

Si l’on regarde la compétitivité, le nucléaire l’est sans pour autant faire une différence significative tant l’éolien et le solaire ont gagné en compétitivité. Ensuite, sur la disponibilité, là, le nucléaire fait la différence. L’intermittence des énergies renouvelables reste et pour un moment sa principale fragilité. Sur la fiabilité, le nucléaire est plus exposé dans la mesure où les technologies mises en oeuvre sont clairement plus complexes que pour les renouvelables.

Enfin, pour la sûreté, la sécurité, le nucléaire est source d’inquiétudes fondées. Le risque zéro n’existe pas comme on dit et pour un réacteur, le risque est critique. Mais si le risque nous semble « intenable » alors il faut arrêter le nucléaire. Mais pas petit à petit, il faut l’arrêter tout de suite car pas suffisamment sûr. Sur ce point, c’est a priori à l’Autorité de Sûreté du Nucléaire de nous dire les choses.

Donc, pas de mensonges, pas de manipulations, pas de dogmes s’il vous plait. Faisons les bons choix pour de bonnes raisons, la « taxonomie verte » doit considérer le nucléaire pour ce qu’il est de ce point de vue : une source d’énergie très bas carbone risquée mais contrôlée ! Et choisissons ensuite notre politique énergétique sur de bonnes bases.

 

 

 

 

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