Quand l’état s’appauvrit et que certains font fortune.

Les Echos nous donnait hier à réfléchir sur « les fragilités profondes d’EDF et d’Engie ».

edfengie

Le quotidien économique fonde son constat sur le cours de bourse des deux « fragiles » géants de l’énergie et sur les analyses d’agences de notation.

Sincèrement, on sera d’accord avec lui, la situation financière actuelle des deux entreprises où l’état est actionnaire de référence a minima. On sera même d’accord sur les perspectives à long terme qui ne semblent pas très encourageante tant le poids de l’endettement est important et les modèles d’affaires peu adaptés aux attentes émergentes de la société.

En effet, EDF et Engie (Gaz de France, Tractebel, Electrabel, CNR, …) puisaient leur force dans des approches intégrées – sur l’ensemble de la chaine de valeur de l’électricité ou du gaz – et bien sûr un monopole très protecteur. Pour autant, cette « dérogation » aux règles de la concurrence n’a jamais posé de problèmes aux consommateurs tant l’accès à l’énergie était fiable et compétitif.

EDF et Engie (Gaz de France) étaient donc en capacité de proposer de l’énergie avec une bonne qualité de fourniture, à des prix compétitifs et en plus avec des dividendes conséquents au bénéfice de l’état.

Que des gens satisfaits au final !

Pas tout à fait, il y a quelques « gros malins » qui se sont dit que l’énergie – qui transitionne depuis quelque temps – c’est un gros gros paquet de €€€ et qu’il y a des fortunes à faire.

Et elles se sont faites avec les Paris Moratoglou, David Corchia, et toutes les nouvelles « jeunes pousses » qui comme leurs prédécesseurs se financent à l’argent public – à hauteur de presque 5 milliards d’Euros par an !

En fait, au regard des difficultés considérables d’EDF et d’Engie, on peut clairement considérer que l’état fait peu de cas des actifs que représentent ces deux sociétés en mettant en place l’ARENH, en ayant cassé non pas le monopole mais les logiques d’acteur intégré (qui sont dans une intégration verticale de la production jusqu’à la commercialisation) et en organisant leur concurrence mutuelle. En effet, pendant des années, l’état avec EDF a fait la guerre à l’état avec Engie et réciproquement.

Pour quels bénéfices ???

Le dernier avatar de cette mauvaise histoire concerne la taxonomie verte en réflexion côté Europe où seules les productions solaires et éoliennes seraient avantagées par le « financement » énergétique européen car elles n’émettent pas de CO2. Mais alors, quid du nucléaire d’EDF et d’Engie dont les émissions directes sont nulles et indirectes très faibles.

On ne dit pas ici faites des EPR, on dit soyez honnêtes et rigoureux et pénalisons les productions qui contribuent au dérèglement climatique. Point.

 

 

 

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