Le Green Deal Européen dans la tempête. Et si on redéfinissait les enjeux pour avoir un soutien fort des citoyens.

Encore une fois, loin de nous l’idée d’être les avocats sans relâche de l’industrie nucléaire, mais ce qui se passe à Bruxelles en particulier et dans le monde en général doit nous mobiliser.

Les pays membres commencent à comprendre que les priorités vont devoir être revues. Que ce soit l’hôpital, la protection civile, l’enseignement, tout une panoplie de fonctions régaliennes vont être reconsidérées à l’aune de la crise sanitaire… dont on ne connaît ni la façon dont elle va s’arrêter, ni quand. Et rien n’indique que le Green Deal soit en haut de la pile de ces préoccupations des états membres.

Certains représentants des pays de l’est de l’Europe en particulier demandent à remettre le Green Deal à des horizons… lointains.

Pour la CFDT, la question du dérèglement climatique reste une question majeure, immédiate, européenne et mondiale.

On ne peut donc pas faire passer par pertes et profits toutes les initiatives qui permettent de maîtriser le réchauffement de la planète.

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Mais on ne sera pas plus capable d’imposer des politiques protectrices de l’environnement si elles n’apportent pas de résultats tangibles auprès des populations, sans quoi l’adhésion absolument primordiale des citoyens fera échouer toute ambition écologique.

Comment appréhender le Green Dean dans ce nouveau contexte ?

Le Green Deal ne peut être la déclinaison d’une EnergieWende allemande (transition énergétique) qui a englouti en 10 ans environ 15% du PIB de l’Allemagne pour des résultats très discutables. L’Allemagne va peut-être atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre …  mais « grâce » au Covid-19. Les avions, les voitures, les centrales au charbon étant quasi à l’arrêt, l’Allemagne qui était très mal partie va peut-être réussir son pari. Mais pas vraiment comme prévu.

Pour de plus en plus d’allemands, l’EnergieWende n’est pas au rendez-vous. Bientôt 1000 milliards d’engagements financiers sans réduction évidente des émissions de CO2.

Le Green Deal européen va devoir donner des gages aux citoyens dont la défiance vis-vis de Bruxelles n’a JAMAIS été aussi forte.

Les investissements réalisés au titre du Green Deal ne pourront être « captés » par quelques opportunistes. Ils ne pourront pas plus servir les intérêts de l’emploi en Chine. Ils devront servir de relais d’activité pour une Europe qui risque de devoir faire face à un chômage de masse quasi jamais vu. Ils devront donc donner des jobs aux européens et de facto, améliorer notre balance commerciale.

On ne peut pas imaginer aujourd’hui d’engager une transition pour faire « politiquement correct ». Nous avons besoin d’une transformation bas carbone et à fort emplois.

 

 

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