Une parenthèse avec la Convention Citoyenne pour le Climat.

Vous le savez peut-être déjà, le président Macron a souhaité associer les français à la définition de sa politique climatique et énergétique avec 150 français supposés être représentatif de l’ensemble des français.

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Sur le site du gouvernement, on peut lire qu’on attend d’eux qu’ils « définissent une série de mesures permettant d’atteindre une baisse d’au moins 40% des émissions des gaz à effet de serre d’ici 2030 (vs 1990) dans un esprit de justice sociale ».

Le gouvernement leur fixe donc l’objectif de définir des choix et d’élaborer des mesures législatives et réglementaires permettant de lutter contre le réchauffement climatique.

Franchement, après visionnage des travaux et des restitutions, on est sûr d’une chose, c’est que le sujet est complexe et que l’on ne sort pas facilement des idées « toutes faites » et des « y’à qu’a … faut qu’on ».

Dans cette séquence avec la ministre Elisabeth Borne, avec aussi Laurent Berger (CFDT !!!), avec le patron de ADP (Aéroport de Paris) et enfin avec Anne Bringault du Réseau Action pour le Climat et de Négawatt, on perçoit les limites d’un débat citoyen sur un sujet qui ne relève pas vraiment de leur quotidien.

On est en fait un peu gêné face à ce débat où sont dénoncés tantôt les lobbies – mais lesquels – tantôt les discours trop complexes des experts. On en voit pas très bien ce qui peut en sortir sinon ce que le gouvernement souhaite in fine entendre.

On se retrouve entre des discours très globaux et systémiques – on va devoir changer notre façon de vivre comme l’exprime globalement Anne Bringault – et des approches très individuelles (on ne doit plus consommer de bouteilles en plastique).

Le grand écart entre la complexité du traitement du réchauffement climatique présentée par la ministre et les approches personnelles laisse vraiment craindre que les résultats de cette convention seront faibles.

Les intervenants dont Laurent Berger l’ont clairement pointé, le problème qui est exposé aux 150 citoyens est fait de nombreux paradoxes, de renoncements impossibles pour beaucoup, de limites pas toujours acceptées.

Au bout de cette séquence, on regrette en fait de constater le discrédit de l’ensemble des « élites » auprès de citoyens. Le pire pour nous est que les experts, les scientifiques soient particulièrement discrédités. Pour se faire entendre, il faut juste dire ce que les citoyens veulent entendre. Pas vraiment rassurant.

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