Quelques repères chiffrés pour avoir les bons ordres de grandeur sur les investissements dans l’énergie.

Ces dernières semaines, on a beaucoup parlé d’investissement dans le réseau, la recherche, l’EPR, l’éolien offshore, etc.

Face à cette énumération de chiffres, de montants investis, on va tenter de clarifier tout cela et de faire qu’on dispose des bons ordres de grandeur.

Eurelectric va nous y aider avec évidemment une fiabilité importante dans les montants énoncés.

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On l’a souvent dit ici, l’électricité sera le vecteur privilégié pour la transmission de l’énergie des décennies à venir. Cela signifie tout simplement que l’électricité devra être plus abondante (car en substitution des énergies fossiles) et plus disponible (au moment où l’on en a besoin).

Or ce besoin croissant d’électricité passera par un système électrique au niveau européen beaucoup moins carbonné et apte à gérer l’intermittence des renouvelables.

Eurelectric nous annonce tout de go que l’Europe va devoir investir 100 milliards d’Euros par an pour sécuriser son système électrique.

En tout premier lieu, Eurelectric pointe le besoin d’investir massivement dans les infrastructures – réseaux de transport et réseaux de distribution. D’abord, Eurelectric dit la nécessité d’avoir des réseaux européens interconnectés et la croissance du parc renouvelable va imposer une gestion en dynamique du réseau de distribution. La mobilité électrique va également impacter les réseaux. Cette vision que nous propose Eurelectric est cohérente avec celle de RTE qui nous a annoncé très récemment le besoin d’investissement à hauteur de 33 milliards d’Euros sur 15 ans afin de permettre le développement des renouvelables.

Ensuite, Eurelectric précise les besoins autour des moyens de production, principalement les renouvelables, mais aussi du stockage et du développement des flexibilités. Pour le nucléaire, Eurelectric préconise une stabilité de la part de l’atome dans le mix électrique européen soit 25%. Et pour le charbon et le lignite, c’est évidemment vers la suppression de ces combustibles au bénéfice pour partie du gaz et du biogaz.

En clair, Eurelectric nous renvoie ce qu’on savait peu ou prou déjà. Mais Eurelectric a eu la bonne idée d’évaluer les coûts induits par cette transition énergétique et la nécessité de rentrer dans un nouveau cycle avec des investissements importants à la clé. Et ce montant de 100 milliards d’Euros par an est très cohérent avec les dernières annonces sur les aides à l’éolien off shore en France (25 milliards sur 15 ans), les réseaux (4 à 5 milliards par an minimum pour la France), l’abandon du charbon en Allemagne (40 milliards… pour commencer).

Pour finir, mais nous invitons les plus curieux à lire l’étude, Eurelectric préconise avec force de revoir la fiscalité et la régulation de l’électricité. Elle cite cependant en exemple l’Italie qui a modernisé son approche sur la régulation des opérateurs de réseaux.

Qu’on se le dise, l’électricité comme toutes les autres énergies va coûter de plus en plus cher.

 

 

 

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