Un post « militant » visant à défendre les salariés du secteur de l’énergie : quand Vinci ou Eiffage ont d’autres droits que les salariés.

C’est exceptionnel mais nous allons évoquer une question sociale avec le projet du gouvernement sur les retraites.

Les salariés de l’énergie, au statut des Industries Electriques et Gazières (IEG) ou pas, sont concernés comme l’ensemble des salariés. Cependant, les salariés au statut des IEG sont plus ciblés que les autres dans la mesure où ils sont adossés à un régime spécial. Et ce régime ne bénéficie en rien du soutien de l’état dans la mesure où la loi fixe une exigence d’équilibre financier.

Mais surtout, ces salariés des IEG tout comme les fonctionnaires ont signé un contrat qui précise les modes de rémunérations et les conditions d’attribution de la retraite.

C’est sur la base de ce contrat que les enseignants par exemple « acceptent » une rémunération en retrait par rapport à leurs pairs européens par un arbitrage sur le montant de leur retraite. En effet, l’enseignant est plutôt mal rémunéré pendant sa carrière MAIS il peut légitimement espérer se « récupérer » au moment de la retraite.

 

Or, on nous explique que les finances de l’état ne permettent pas de maintenir de telles niveau de retraites et que la communauté ne peut plus assumer de telles dépenses.

Donc, le contrat est de fait rendu caduque.

 

Mais alors pourquoi l’Etat nous explique sur un autre sujet que l’Etat, le même, doit respecter LE contrat. Cet autre sujet concerne l’exploitation des autoroutes. Ainsi, année après année, l’état accepte de rémunérer grassement les sociétés Vinci, Eiffage ou Albertis voire même améliore les conditions de cette rémunération.

blog114_dess4autoroutes_marianne26sept14

Ce 2 poids 2 mesures est tout à la fois illisible et choquant.

Comment l’État peut justifier qu’un contrat doit être respecté avec des grosses entreprises privées et remettre en cause sans sourciller les contrats qui le lient avec des salariés, fonctionnaires ou des IEG.

Comme l’a dit Laurent Berger, on ne peut être dans la brutalité.

 

 

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s