Quand va-t-on sérieusement protéger nos savoir-faire industriels … ceux qui restent au moins.

La France a su bâtir, notamment lors de la phase de reconstruction qui a suivi la seconde guerre mondiale, des ensembles industriels de premiers plans.

On peut citer pêle-mêle l’aéronautique, l’électronique, l’informatique, l’automobile, le ferroviaire … l’énergie.

Sauf que l’on n’a pas su préserver notre leadership sur certains de ces domaines avec plus anciennement BULL et Thomson CSF pour l’informatique et l’électronique et plus récemment ALSTOM dans le ferroviaire.

Et l’on dit bien qu’on n’a pas « su » car tout était là avec des positions très solides sur les marchés et des ingénieurs qui pour certains ont finalement fait la réussite d’industriels étrangers.

Et ces échecs sont autant d’emplois qui ont disparu de l’hexagone. Et c’était des emplois à haute valeur ajoutée qui permettaient d’assurer à la France une excellente balance commerciale.

Pour ce qui reste, l’Aéronautique a trouvé une réponse dont le succès est indiscutable avec une alliance européenne. L’automobile a pour l’instant bien résisté avec des alliances opportunistes … mais attention au virage (…) de la motorisation électrique.

S’agissant de l’énergie, les grands industriels comme les grands opérateurs ne se portent pas très bien.

AREVA n’est plus ce qu’elle était – une drôle d’aventure pour un opérateur dirigé par l’état- ce qu’elle était et Orano comme Framatome doivent sécuriser leur avenir.

EDF comme Engie ne sont plus les références mondiales qu’elles étaient et on peut même dire qu’elles ne sont plus les opérateurs énergétiques qu’elles ont été – les Directives Européennes et les réorganisations successives (Hercule pour EDF en étant le dernier avatar) sont passées par là !

Mais le dernier exemple symptomatique est Technip.

technip2

Cette société, née d’une volonté de l’état avec des moyens financiers de l’état, est devenue au fil des décennies un fleuron de l’industrie française. Et puis « on » décide d’engager une fusion avec un acteur américain, plus petit, moins solide. « Certains » prennent au passage des millions voire des dizaines de millions d’euros d’indemnité, de prestations, etc.

Et patatras, on scinde ce qui vient d’être fusionné et le Technip « made in france » d’il y a quelques années n’est plus vraiment là, il est sensiblement moins solide.

La France, son gouvernement, son président, ne peuvent négliger l’industrie française. Elle est source d’emplois très qualifiés, elle peut rééquilibrer la balance commerciale (qui est dans un bien triste état), elle donne du sens à nos établissement d’enseignement supérieur et elle nous assure une indépendance stratégique nécessaire de nos jours.

La CFDT est engagée dans cette ambition, l’état doit l’être plus encore.

 

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