L’IFRI- Institut Français des Relations Internationales – nous donne quelques éclairages sur la dimension stratégique de la transition énergétique

Nous réclamons souvent de l’honnêteté dans les débats sur la transition énergétique, de ne pas s’enfermer dans des dogmes et sortir des approches trop souvent manichéennes.

L’IFRI est dans cette posture avec une analyse « froide » des considérations stratégique de la transition énergétique.

Pour vous faire une résumé rapide de cette étude utile, il faut considérer l’importance du secteur énergétique dans les stratégies européennes et la forme de faiblesse de l’Europe dans ses approvisionnements notamment pour décarbonner son économie.

Cette sécurité du système dans un contexte de réduction drastique des émissions de CO2 se traduit selon l’IFRI autour de quelques considérations fondamentales qui sont :

  • La disponibilité continue, non-entravée et garantie des approvisionnements
  • La compétitivité des prix de l’énergie dans son contexte mondial
  • La décarbonation de l’économie
  • La maitrise et le contrôle de l’innovation et des chaines de valeur économiques et technologiques
  • La fiabilité ses systèmes énergétiques intégrés bas-carbone
  • La cohésion sociale et territoriale, condition sine qua non de la réussite de cette transition

Nous retondrons deux de ces items prioritaires pour nous aujourd’hui :

  1. La maitrise et le contrôle de l’innovation
  2. La cohésion sociale et territoriale

 

Pour le premier, alors que l’Afrique (et l’IFRE nous le confirme) présente un l’intérêt considérable pour les micro-réseaux et le pilotage « smart » du réseau électrique, RTE  et/ou Enedis ne peuvent sortir du territoire hexagonal pour accompagner le développement de ces territoires. Quand les Chinois (National Grid), les Italiens (Enel), les Espagnols (Iberdrola), les Américains en masse investissent partout où les réseaux électriques se développent, QUASIMENT RIEN POUR ENEDIS OU RTE !

On nous explique en général que ces deux opérateurs, Enedis et RTE, ne peuvent se développer hors de l’hexagone car elles sont publiques et régulées. Mais alors quelles explications pour la RATP qui met en oeuvre des projets très conséquent avec des parties prenantes étrangères partout sur la planète.

Pour le second, cette question de la solidarité liée au système électrique est fondamentale pour nous. Si l’on n’y prend garde, on reviendra à la situation du début du 20ème siècle en France avec des territoires bien dotés en ressources (énergies renouvelables et réseaux) et d’autres peu avantagées. Ces territoires vont évoluer chacun

image_conference_11_oct_2

de leurs côtés et ce ne sera plus une fracture territoriale qu’il faudra gérer, ce sera de nouvelles frontières où d’un côté, l’accès à l’électricité sera sûr et de l’autre tout le contraire. Et cette solidarité a vocation à être européenne !

 

 

 

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s