Parlons du gaz qui est au centre de bien des contradictions

Il n’y a maintenant plus de doutes possibles, l’Europe, la France, veulent massivement décarbonner notre secteur énergétique.

Même le biogaz, issu de méthaniseurs essentiellement, n’a pas obtenu les faveurs de la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Energie), au grand dam de la filière y compris le syndicat des énergies renouvelables (SER).

Or, 3 informations récentes pointent les paradoxes dans la politique énergétique liées au gaz.

Tout d’abord, il faut noter l’augmentation significative des importations de gaz dans l’Union Européenne. Précisément, l’augmentation a été de 8% entre 2017 et 2018. Le montant global des importations est sur 2018 de 90 milliards d’Euros. On peut donc constater que notre dépendance au gaz ne faiblit pas.

Ensuite, la situation de la Belgique vis à vis du gaz est intéressante à observer. La Belgique a en effet décidé (on en est au stade de la proposition de loi) de soutenir financièrement les centrales à gaz – sous couvert du marché de capacité – pour permettre la sortie du nucléaire.  On est donc dans une démarche plutôt opposée à celle que propose la France qui souhaite – a priori – sortir complètement des énergies fossiles. La Belgique comme tout autre endroit a besoin de capacités de production pilotables.

Enfin, la démission de la commissaire britannique pour le développement du gaz de schiste qui montre la lutte d’influence qui se joue pour développer ou pas cette filière à la fois très contestée pour son impact environnemental mais par ailleurs très « profitable » si on considère l’exemple américain.

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On voit donc ici les contradictions se faire jour avec :

  • la volonté de réduire les émissions de CO2 par l’abandon des énergies fossiles
  • la programmation de la sortie, partielle ou totale, du nucléaire
  • de sécurité du système électrique par des moyens pilotables
  • d’indépendance énergétique

 

Nous l’avons souvent pointé mais, clairement, l’énergie est terre de paradoxes. Sans doute parce que l’énergie n’est pas une ressource comme les autres. Elle nous met sous dépendance et sous contrainte. L’énergie mérite un vrai grand débat, sans les activistes aveuglés par leurs croyances et avec le souci de réponses justes et crédibles.

 

 

 

 

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