La Programmation Pluriannuelle de l’Energie est sortie ! Les grandes lignes ici…

La Programmation Pluriannuelle de l’Energie, c’est pour le gouvernement la nécessité de prévoir les 3 à 6 ans d’évolution du secteur.

La PPE qui débute en 2019 nous précise quelques points structurants.

C’est d’abord la fin du charbon avant la fin du quinquennat, en 2022 au plus tard. Pour autant, des productions resteront permises sur des solutions « pour partie » au charbon.

Sur le nucléaire, l’horizon est plus lointain avec l’ambition d’un mix électrique à 50% de nucléaire mais en 2035 (plutôt que 2025 dans la Loi LETCV).

Sur le nouveau nucléaire que le gouvernement n’exclut pas compte tenu des besoins en moyens de production pilotables, le gouvernement identifie un certain nombre de conditions qui relèvent notamment des difficultés à construire et à raccorder l’EPR de Flamanville. Comme on a pu l’entendre, « le problème du nucléaire en France, c’est d’abord l’EPR ».

Sur les réseaux, l’exécutif prend en compte les contraintes liées à la sécurité d’approvisionnement avec une meilleure coordination européenne mais considère également les demandes des territoires pour une plus grande décentralisation. On peut se féliciter de voir le gouvernement commencer à associer dans une même réflexion le besoin de l’interconnexion la plus large et la place du local dans ce système plus global. Le travail reste à faire cependant.

Sur les renouvelables, les ambitions sont réaffirmées en puissances installées avec 74 GW comme ambition pour 2023 (équivalent à environ 70 réacteurs nucléaires DE PUISSANCE INSTALLEE !) et environ 110 GW en 2028. Le développement des énergies renouvelables représente selon l’état entre 125 et 160 milliards d’Euros (fonction du prix de l’électricité sur le marché dans les années à venir).

Sur le gaz, malgré les efforts considérables de la filière pour donner une place significative au gaz « vert », le gouvernement souhaite réduire les aides à l’utilisation de cette source d’énergie sur les nouvelles cogénérations (suppression des aides).

Enfin, le plus important (pour nous), l’impact de cette transition énergétique appréhendée dans la PPE 2019-2023 sur l’emploi est encore flou. Sont évoqués de 300 000 à 900 000 emplois mais avec très peu de précision et très peu de conviction semble-t-il. Pour notre part, les emplois créés doivent se trouver en France et ils doivent contribuer à la balance commerciale avec notamment des emplois industriels.

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