Y aura-t-il une place pour le gaz dans la prochaine PPE ?

Le quotidien économique Les Échos nous propose un regard intéressant sur les enjeux de la PPE, attendue encore pour fin octobre 2018 (mais rien n’est moins sûr).

En clair, Les Échos nous expose les craintes de la filière gaz quant à la place du gaz demain comme source d’énergie.

gaz renouvelalble

Si l’on pose le problème, il est acquis que les énergies solaires et éoliennes, dont le vecteur énergétique est l’électricité, sont appelées à se développer.

Pour autant, l’intermittence de ces moyens de production de l’électricité imposed’avoir en France comme ailleurs des compléments de production. En effet, en l’absence de vent et/ou de soleil, il est nécessaire de disposer de sources d’électricité pilotables.

Ces sources qui doivent palier à l’intermittence de l’éolien et du photovoltaïque sont différentes selon les pays. En France, c’est clairement le nucléaire, en Allemagne, comme chacun le sait, le pays a fait le choix du charbon et du gaz. Aux Etats-Unis, c’est un mix où le nucléaire est en régression.

Sur ce sujet, l’hydrogène est de plus en plus évoqué mais il ne fait aucun doute que cette industrie n’a pas la maturité suffisante pour donner de réelles assurances. Il en est de même pour le stockage par batterie chimique où son développement dépendra de vraies ruptures technologiques (le Lithium ne peux répondre aux besoins au regard de son coût et des impacts de l’extraction).

La place du gaz dans le mix énergétique, à l’horizon 2050, est donc un réel sujet d’inquiétude pour les acteurs de la filière : ENGIE et GRTgaz en tête.

Les premières indications révélées par Les Echos nous disent que la place du gaz doit considérablement baisser avec l’estimation d’une baisse entre 50 à 80% entre 2017 et 2050 selon les scénarios.

On peut prédire que le niveau de réduction de la place du gaz dépendra du développement du gaz renouvelable. En effet, la défense de la place du gaz issu des champs de gaz naturel de Russie, d’Algérie ou d’Europe du Nord va rapidement devenir impossible. Le salut pour la filière gaz en France dépendra donc du développement de la méthanisation (utilisation de la biomasse, des déchets pour produire du méthane) et probablement de la méthanation (production de gaz par combinaison de C02 issu de captage et d’hydrogène issu de l’électrolyse de l’eau).

 

 

 

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