« Il faut une vision politique et pas technique de la transition énergétique » nous disait récemment le députe Lambert (LREM). Il faut sans aucun doute les deux et une analyse plus … scientifique fait vraiment du bien.

Le professeur Pierre Papon (CNRS – ESPCI Paris Tech) nous livre une très bonne analyse de ce que nous faisons vis-à-vis de la transition énergétique … et pas de ce que nous disons.

cnrs

Pierre Papon nous propose de considérer le changement climatique comme un fait avéré et engagé.

Ensuite, comme tout bon scientifique, il pose le problème en termes simples, factuels et mesurables. Il pointe d’abord l’ennemi du climat, l’énergie fossile. Il dit en complément (comme nous l’avons fait à maintes reprises) que la transition énergétique telle qu’on l’a engagée avec le développement de l’éolien et du photovoltaïque nécessite :

  1. De consommer moins
  2. De pouvoir stocker l’énergie issue du vent et du soleil quand il y en a pour pouvoir l’utiliser quand il n’y en a pas.

Sur le premier point, c’est pour la France un véritable constat d’échec. Selon le professeur Papon, l’économie réalisée dans la consommation des bâtiments est de 1% entre 2009 et 2016 … alors que l’objectif est de 43 % !!!

Sur le second, Pierre Papon  prend en exemple le stockage comme le signe d’un sous-investissement coupable et inexplicable dans la recherche et développement en France sur les domaines de la transition énergétique.

Rappelons que nous ne cessons de dire à quel point la contribution des bâtiments à la production de gaz à effet de serre est importante. Nous réclamons à la fois de mettre fin aux passoires thermiques mais aussi de convertir très rapidement les 2,6 millions de logements chauffés au fioul par des pompes à chaleur ou des chaudières gaz performantes.

Et nous nous demandons clairement que l’état retrouve son sens de la prospective et s’engage dans un soutien fort de la Recherche et Développement notamment sur le stockage de l’électricité et les réseaux intelligents (pas encore complétement préemptés par la Chine).

Et comme le dit Pierre Papon, « on ne peut pas se contenter comme le font certains milieux politiques et associatifs de prophétiser une apocalypse climatique si des mesures radicales ne sont pas prises ». Il faut en effet commencer par mettre fin aux situations les plus « insupportables » et préparer les solutions de demain.

 

 

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