Les réseaux électriques : comment les appréhender selon qu’on est en France ou en Afrique

Le journal La Tribune nous donne l’occasion de clarifier la valeur des réseaux.

Comme nous le dit la Tribune, environ 600 millions d’africains n’ont pas accès à l’électricité ! Dix fois la France, plus que le total des habitants de l’union européenne.

On ne peut imaginer que cette situation perdure. Le développement, la modernisation de l’Afrique ne pourra se faire sans électricité.

Mais l’Afrique a-t-elle les moyens de se « payer » un réseau électrique de transport et de distribution à l’image de ceux que l’on a en France. Franchement, difficile à imaginer et surtout pas forcément pertinent.

En effet, les réseaux de transport et de distribution que nous connaissons en France ont nécessité du temps et de l’argent et nous ont permis d’acheminer l’électricité produite dans les centrales hydrauliques, nucléaires et thermiques classiques des lieux de production vers les lieux de consommation.

Ces réseaux ont été à l’évidence largement contributeurs du développement économiques de la France de l’après-guerre et constituent aujourd’hui un actif essentiel pour continuer à acheminer l’électricité de là où elle est produite vers l’ensemble des points de livraison.

Et, comme on l’entend ici où là, produire l’électricité là où on la consomme n’est pas, bien au contraire, la solution la plus efficiente. L’électricité renouvelable de demain sera produite (ou pas, exemple du photovoltaïque la nuit) en fonction des conditions climatiques et il y a aura toujours besoin d’apporter l’électricité là il y aura déficit de production et réciproquement exporter les surplus éventuels des lieux de production.

Pour l’Afrique, revenons-y, il n’y a aucun réseau à maille nationale voire trans-nationale. Les construire serait extrêmement coûteux et long à mettre en œuvre. Il est donc beaucoup plus pertinent de bâtir des systèmes électriques « légers » c’est-à-dire locaux, de moyenne et basse tensions et surtout intelligents au sens de l’optimisation locale du système avec une gestion dynamique sur l’ensemble de la chaîne : de la production à la vente de l’électricité.

C’est un autre challenge auquel doit répondre l’Afrique par rapport à l’Europe. L’Afrique doit donner rapidement accès à l’électricité l’équivalent de la population totale de l’Union Européenne sur un territoire 7 plus important ! La solution la plus pertinente est de notre point de vue des smart-grids locaux. L’Europe est elle confrontée à une sortie du thermique classique associée à un développement des énergies renouvelables dans un système électrique massivement interconnecté où les bénéfices du foisonnement sur la production comme sur les consommations sont les solutions.

 

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