Le marché n’est ni le mal ni le bien, mais il faut s’en occuper, une analyse de François Lévêque de Mines Paris tech

Parmi les propos de François Lévêque, commençons par une parabole pleine de bon sens : on ne peut pas manger des fraises comme on l’entend. Les fraises comme l’électricité, ça se stocke très mal et il faut écouler coûte que coûte la production.

François Lévêque, professeur d’économie à l’école des Mines Paris Tech et spécialiste des régulations des marchés de l’énergie, nous donne une vision non manichéenne sur le marché européen de l’électricité.

L’auteur aborde dans son analyse l’ensemble des questions : le prix du CO2, les aides aux énergies renouvelables, le « merit order » sur l’injection prioritaire des renouvelables, l’intermittence…

François Lévêque ne remet pas en cause les choix fondamentaux du marché mais plutôt les modalités d’application. Il explique par exemple qu’il faut soutenir la production d’électricité renouvelable mais pas de la manière avec laquelle l’Allemagne ou la France ont procédé. Il précise également en quoi le marché du CO2 structure le marché de l’électricité.

Cette analyse a déjà été critiquée par certains au prétexte qu’elle remet en cause les aides au renouvelable. De notre point de vue, et comme nous l’évoquions en introduction, cette analyse et non manichéenne et pointe des dysfonctionnements sur le marché. Elle constitue donc une contribution très intéressante dans une période où l’Europe et la France repensent le système électrique.

 

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