Parlons du stockage de l’énergie

Nous avons hier constaté que les travaux de l’Ademe, de RTE et d’Enedis entre autres citaient le stockage dans les facteurs clés de succès des réseaux intelligents (avec la modulation de la consommation et le pilotage des énergies renouvelables).

En effets, les évolutions autour des moyens de production, de la numérisation des réseaux mais aussi de la réglementation visent tous à produire une électricité bas carbone et le stockage est essentielle dans l’atteinte de cet objectif.

Le stockage de l’énergie dans toutes ses dimensions.

Le stockage revêt différentes formes, les grandes familles sont :

  • les volants inertiels
  • les batteries
  • l’air comprimé
  • le pompage
  • l’hydrogène
  • la chaleur

Les différentes technologies de stockage, utiles aux systèmes électriques, sont en fait à abordées selon l’usage souhaité. Si le besoin est de disposer de fortes puissances instantanément, de puissance continue et sur de longues durées, d’un volume d’énergie important, il faudra se tourner vers la meilleure technologie.

A ce jour, deux technologies dominent :

  • les STEP (Station de Tranfert d’Energie par Pompage)
  • les batteries, en particulier Lithium Ion

Pour donner un ordre d’idée, les STEP représentent 150 GW de puissance installée dans le monde. On doit cependant insister sur la nécessité de disposer d’implantations adaptées (qui se font très rares en Europe).

De leur côté, les batteries sont dans des perspectives de développent remarquables. Le Lithium-Ion est le fer de lance du stockage par batterie avec évidemment le développement des véhicules électriques. A tel point que beaucoup, et votre serviteur avec, se posent la question de l’accès à la matière première. Le Lithium est un métal alcalin peu stable et de fait peu abondant.

Nul doutes que le développement de l’électromobilité sera contrarié par cette contrainte d’accès au Lithium, à moins qu’une technologie moins « contrainte » n’émerge.

Pour information, la capacité de stockage par batterie Lithium Ion produite en 2016 s’est élevée à 60 GWh.

Un dernier mot pour évoquer l’hydrogène qui représente une véritable option pour stocker les surplus de production d’énergies renouvelables. L’hydrogène se développe avec notamment en France des travaux important sur la méthanation qui pousse le process de production d’hydrogène jusqu’à méthane. L’hydrogène devenant un composant intermédiaire dans la production d’électricité. A ce jour, les reproches faits s’agissant de cette technologie portent sur la sécurité et sur les trop faible rendements.

 

Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin : Le stockage, un défi pour la transition énergétique.

 

 

 

 

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