Les gestionnaires de réseaux ou comment récupérer de l’argent frais.

Aurélien Martin, avec qui j’ai eu la chance de travailler quelques années, nous donne aujourd’hui un éclairage intéressant sur la relation entre les gestionnaires et ceux qui les possèdent.

L’idée développée par Aurélien Martin part du constat que, dans des périodes de crise comme aujourd’hui, les grands énergéticiens vendent tout ou partie de leurs activités régulées.

On peut citer E-On qui a cédé ses activités de gestionnaire de réseaux sur le gaz et sur le transport de l’électricité.

Plus proche de nous, on pense à Total qui a cédé TICGF (gestionnaire de réseau de gaz dans le Sud Ouest), évidemment EDF qui a cédé la moitié de RTE. Il y a bien d’autres exemples.

Pour revenir à la raison de cette « braderie » sur les gestionnaires de réseaux, il faut reprendre l’analyse d’Anne Feitz des Echos qui pointe les presque 100 milliards de pertes cumulées en 4 ans par les énergéticiens européens.

On peut reprendre E-On comme exemple de ce repositionnement. E-On a filialisé (dans le but de s’en séparer a priori) ses activités dans la production d’électricité carbonée sous le nom d’Uniper. En parallèle, E-On investit dans les énergies renouvelables et cet investissement est financé par la vente d’activités régulées.

De façon comparable, EDF vend la moitié de RTE pour financer ses ambitions dans le nucléaire, tout particulièrement en Angleterre … à moins que cela ne soit lié à l’endettement de l’énergéticien français.

Pour aller plus loin …

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