Emplois : les promesses annoncées sur les perspectives de créations d’emplois sur le démantèlement des centrales nucléaires … et les risques que ces promesses ne soient pas tenues.

On entend souvent qu’EDF est en pointe sur les compétences relatives au démantèlement des réacteurs nucléaires.

En termes financiers, le démantèlement est un marché évalué à aujourd’hui à plus de 200 milliards d’euros au niveau mondial.

EDF, avec l’ensemble des acteurs concernés en France – Areva et le CEA principalement – est à la fois très optimiste évidemment sur son marché domestique mais a également des ambitions fortes à l’international.

Or, cette activité, comme bien d’autres, est impactée par le développement rapide de la robotisation, de la miniaturisation et de l’intelligence artificielle.

Quand la France part sur des annonces de plans de formations massifs sur les nouveaux métiers du démantèlement, le journal suisse Le Temps nous informe que l’Allemagne a elle aussi engagé un plan d’action très ambitieux sur cette activité. Mais elle le fait avec une approche semble-t-il bien différente de ce qui se prépare dans l’hexagone.

La filière allemande s’est en effet engagé dans une stratégie résolument automatisée. L’avantage évident de cette approche est qu’on n’est plus dans une activité qui expose les salariés aux risques d’irradiation – même très limité.

Les allemands travaillent sur des robots et des outils spécifiques pour le démantèlement qui pourraient présenter d’éviter le risque sanitaire sans pour autant renchérir le coût du démantèlement.

Les montants évoqués de plus de 200 milliards d’euros pour cette activité a évidemment aiguisé les appétits des industriels allemands. Et ces derniers voient dans la décision d’Angela Merkel d’abandonner l’électro-nucléaire une réelle opportunité pour « doubler » tout le monde et occuper le terrain, avec des savoirs faire avérés quand la France n’en sera qu’à prévoir des démantèlements. En clair, l’Allemagne aura sans doute engagé le démantèlement de ses 27 réacteurs en 2025 quand la France n’en sera qu’à travailler à ses premières opérations.

Le marché sera alors très probablement préempté par des acteurs déjà expérimentés et disposant des technologies industrielles les plus modernes.

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